Mathieu Arfouillaud

  • Matière Noire #4

    acrylique sur toile
    120 × 120 cm

  • Série Matière Noire

    acrylique sur toile
    30 × 30 cm

  • Série Matière Noire

    acrylique sur toile
    30 × 30 cm

  • oeuvre mathieu arfouillaud

    Série Matière Noire

    acrylique sur toile
    30 × 30 cm

Mathieu Arfouillaud

Mathieu Arfouillaud à la galerie mondapart 2022

Dans sa série « Matière noire », Mathieu Arfouillaud propose des paysages partiellement oblitérés.  Le geste de recouvrir un lieu, un espace, une surface n’est-il pas un acte, une action, une décision, une incision, une perforation du support - toile, page, écran ? Ce qui amène à poser la question du ge(i)ste, du fantôme (Geist, en allemand) qui habite l’intention d’écrire, de recouvrir, de biffer, de raturer, de barrer.

«Barré », comme « à l’ouest » ou comme l’esprit du punk ou comme négation/rejet, ou comme effacement qui permet de faire apparaître ce qui n’est pas seulement derrière en tant que derrière - mais dans un derrière qui se révèle par le geste du barré?

Mais peindre, n’est-ce pas déjà ce mouvement d’effacement / apparition ? Donc que représente ce « barré » ? Est-ce de la peinture sur de la peinture, une surpeinture? Comme une surexposition ?  Ou bien un geste une intention qui dépasse la peinture?

Est-ce du vandalisme? Vandalisme comme acte politique? Ou comme esthétique d’appropriation ? Cela renvoie-t-il aux Vandales et donc à la revendication d’un territoire (celui qui est peint) ?

« Cette série met en scène un double procédé de dévoilement et d’oblitération du paysage peint et confronte deux temporalités: le procédé long et minutieux de la peinture et les quelques secondes nécessaires au recouvrement. Cette façon dont le paysage est saccagé, vandalisé rappelle également que les dommages que l’on fait subir à notre environnement compromettent notre survie mais aussi, plus prosaïquement, détériorent nos paysages vernaculaires.  »
— Mathieu Arfouillaud
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