Caroline Zelnik

 
 
 

Caroline Zelnik tisse des structures spatiales avec des fils de fer.

Ses compositions défient les lois de l'équilibre en rompant avec le centre de gravité. Son esprit créatif et prompt à la fantaisie aime explorer des territoires inconnus. La couleur introduit une poésie supplémentaire.

Avec ses expositions précédentes, l'artiste nous avait habitués à des architectures arachnéennes. Tout peut être imaginé. Des sauts périlleux effectués par des acrobates, dont le dessin aurait été écrit dans l'espace, ou encore des constellations réunis sur la carte du ciel.

Le geste suit le fil de la pensée, ou est ce la pensée qui commande au fil de fer des itinéraires qui rejoignent ceux d'un sismographe ?

Il demeure que ces tissages métalliques installent une chorégraphie, un mouvement dont on appréhende la chute, en lui opposant une harmonie née d'un balancement malicieux.

Une figure géométrique volubile, légère, prête à se métamorphoser en météores se déploie. Cette incertitude de la direction prise par le fil de fer est en réalité parfaitement maitrisée. Une harmonie rêvée en trois dimensions.

Lydia Harembourg, Gazette de Drouot

* Vistemboir, tiré d’un texte du livre « Le Machin » de Jacques Perret