ULRIKE BOLENZ


D’une technique à l’autre, Ulrike Bolenz creuse une veine conceptuelle qu’elle mène comme une véritable quête. Entre science et poésie, son oeuvre, toujours expérimentale et dynamique, est en recherche constante de nouvelles voies. Elle propose des travaux d’exploration et de construction très personnelle, dans une réflexion plurielle sur l’homme et le monde moderne. Son approche artistique dialogue en permanence avec l’observation, jette des ponts entre la création artistique et le regard scientifique, entre la tradition et la modernité. […]

Impuissant, désarmé, replié sur lui‐même, vulnérable, déchiré ou bien révolté, l’être évolue sous l’oeil clinique de l’artiste qui fragmente l’image ou la multiplie, la rend floue et translucide, lui donne du relief. Sur des surfaces de plexiglas qu’elle plie ou de l’acrylique liquide, elle scanne la réalité, modifie nos repères perceptifs, imprime des images qui se devinent ou se dévoilent, joue avec la transparence en associant photo, technique picturale et dessin. C’est dans ces échanges avec la matière et la luminosité que l’image déformée, en flottement, évoque et sollicite subtilement l’imagination par ses multiples dimensions. […]

Le mythe d’Icare illustre bien la démarche d’Ulrike Bolenz : le désir de l'homme d'aller toujours plus loin, au risque de devoir finalement reconnaître sa condition de simple être humain, avec sa grandeur et sa petitesse.

Elisabeth Martin


lrike Bolenz est née en 1958 en Allemagne, elle vit et travaille en Belgique.

Elle étudie les Beaux-Arts à l'Académie de Kassel. Après quelques années passées à Berlin à l'époque de la chute du mur, elle s'est installée à Bruxelles où elle vit depuis une vingtaine d'années. Artiste de renom, Ulrike Bolenz a été récompensée par plusieurs bourses (Bad-Munster, Berlin) et prix (Ville de Berlin et Wesseling en Allemagne). Elle a exposé aux côtés de Jan Fabre et de Win Delvoye au Jardin de Botanique de Bruxelles et a participé entre autres, à la FIAC et à Art Paris. 

Ulrike Bolenz est entrée au Musée d'Art Contemporain de Moscou en novembre 2015, avec l'une de ses "Femmes riantes".